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Quand l’art s’invite dans les foyers

Facebook collabore avec la Smithsonian Institution, le Grand Palais, et le Château de Versailles pour exposer leurs collections en réalité augmentée sur Instagram

Les musées comptent parmi les grands artisans de la préservation de notre héritage culturel, mais il n’est pas toujours aisé ou même possible de les visiter physiquement. C’est la raison pour laquelle Facebook s’est associée à plusieurs institutions culturelles de premier plan pour les aider à exposer leurs collections sur Instagram grâce à la réalité augmentée. Les nouveaux effets, créés à partir de notre plateforme Spark AR, sont conçus pour initier les internautes au monde de l’art, de la culture, de l’histoire et de la science de manière novatrice, et pour leur faire découvrir des œuvres sous un jour inédit.

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Grâce à la réalité augmentée, plus rien ne sépare ces objets et antiquités de qui désire les admirer : ni ticket de musée, ni cage de verre trempé, ni cordon de velours. Désormais, chacun peut les examiner sous toutes les coutures, les observer en gros plan et sous un jour nouveau et, grâce à la puissance des réseaux sociaux, partager son expérience auprès de sa communauté. Les musées, pour leur part, y trouvent un nouveau canal par lequel ils peuvent transmettre leur passion aux convertis comme aux néophytes.

« La réalité augmentée se prête parfaitement à la mission de promotion des arts qui est la nôtre, en ce sens qu’elle nous donne accès à un large public, nous permet d’interagir avec lui, et facilite sa rencontre avec les arts en lui réservant des expériences ludiques, mais aussi pédagogiques, confie Roei Amit, Directeur en charge du Digital et du Multimédia à la Réunion des Musées Nationaux — Grand Palais. Pouvoir présenter des œuvres digitalisées et des informations dans le monde réel, sans autre équipement qu’un smartphone ou une tablette, c’est être en mesure de toucher des publics très différents. Cette possibilité de découvrir des œuvres d’art en réalité augmentée depuis le confort de son domicile est un atout de taille pour nous, a fortiori en période de confinement. »

« Le Smithsonian s’investit pour rendre son contenu accessible au plus grand nombre, y compris ceux qui ne se visiteront jamais aucun de nos musées, ajoute Vincent Rossi, Directeur du programme 3D du Smithsonian. Les technologies comme la réalité augmentée nous permettent de faire découvrir nos collections et notre expertise à tous ceux qui le souhaitent, ce où qu’ils se trouvent — et c’est une qualité qui est devenue essentielle en cette période particulière. La dimension didactique est au cœur de tout ce que nous entreprenons, et nous aspirons à être considérés comme le partenaire du savoir dans tout le pays. Par la magie de la réalité augmentée, nos collections et nos connaissances débarquent directement dans les foyers et les salles de classe pour faire vivre à l’utilisateur une expérience d’apprentissage à la fois immersive et personnalisée. Quand des visiteurs essaient virtuellement le chapeau créé par Vanilla Beane, ils ne se contentent pas de jouer les mannequins : ils font une démarche qui peut éveiller une passion pour la tradition des chapeaux d’apparat de la communauté afro-américaine. »

« Le Château de Versailles possède un héritage et un patrimoine fabuleux, que nous devons présenter dans les meilleures conditions à tous ceux qui s’y intéressent, note Paul Chaine, Chef du service Développements numériques au Château de Versailles. La RA rend possible l’intégration de contenus supplémentaires dans différents contextes, et constitue un formidable outil pour fournir un complément d’explication ou montrer davantage de choses. Versailles est un lieu éminemment complexe, et nous avons à cœur de mettre à l’aise nos visiteurs. Le recours à une technologie dont ils se servent dans d’autres contextes, comme dans les jeux vidéo ou au travail, contribue à rendre le musée moins intimidant, plus accessible. »

Enrichir et démocratiser l’accès à l’art

À la tête d’une collection de plus de 155 millions d’objets — dont elle ne peut exposer simultanément qu’un centième dans ses dix-neuf musées —, la Smithsonian Institution a pleinement investi le terrain du digital. Dès 2010, elle procède à la numérisation tridimensionnelle de ses œuvres afin de les rendre accessibles aux internautes du monde entier. Cela étant, la technique a des lacunes, que les effets en réalité augmentée viennent aujourd’hui combler de manière ludique et intuitive. En effet, ils ont l’avantage d’offrir un rendu global, qui présente bien entendu les objets en eux-mêmes, mais aussi des notes visuelles ou sonores qui en racontent l’histoire avec force détails ou emmènent le spectateur dans un voyage exploratoire.

« La réalité augmentée nous permet de proposer à l’utilisateur une expérience plus interactive et immersive que ce qu’il vivrait en arpentant nos galeries ou en parcourant nos modèles 3D sur le web, souligne Vincent Rossi. Quand on se rend au musée, on peut y admirer de visu les œuvres exposées, mais pas les voir d’aussi près. Grâce à cette technologie, l’internaute a, pour la première fois, le privilège de découvrir des objets dans l’environnement qui lui est familier. Il a la possibilité de les examiner depuis certains angles qui seraient inaccessibles au regard d’un visiteur présent au musée. Désormais, tout le monde peut assister au lancement de la navette Discovery depuis son jardin ou faire danser dans son salon les bottes à semelle compensée que portait Carl Hall dans The Wiz à Broadway. Grâce à la RA, les œuvres qui font l’extraordinaire richesse des collections du Smithsonian s’invitent directement dans les foyers comme dans les salles de classe pour s’inscrire de manière novatrice et amusante dans le quotidien des passionnés d’art et des curieux. »

Dans le cas du Château de Versailles, l’ampleur des collections et la taille du domaine réclament l’usage d’une variable médiatrice. À cet égard, une technologie comme la réalité augmentée peut être utile, par exemple en contant la légende du dieu grec Apollon et de la fontaine qui lui est dédiée.

« Des tableaux à la décoration, des plafonds ouvragés aux sculptures qui font l’unicité du Palais, en passant par les fontaines, bosquets et massifs de ses jardins à la française, Versailles possède un patrimoine si riche et divers qu’on ne peut comprendre l’histoire des lieux ni en profiter pleinement si l’on est livré à soi-même, confie Paul Chaine. Quand le musée a ouvert ses portes aux tout premiers visiteurs, au XIXe siècle, ceux qui désiraient se procurer des informations et explications complémentaires n’avaient d’autre choix que de s’en remettre aux livres et guides consacrés à ce symbole de l’histoire de France. Si ces ouvrages existent toujours, d’autres supports s’y ajoutent aujourd’hui comme les applications mobiles, les réseaux sociaux, et la réalité augmentée. Notre ambition est de proposer à chaque visiteur le médium qui lui convient le mieux et qui est le plus adapté à la présentation de chaque œuvre et de chaque espace. »

En partageant leur expérience sur Instagram, les amateurs qui se rendent au musée (de même que ceux qui visitent les expositions depuis leur domicile) ont la possibilité de personnaliser encore plus ce qu’ils vivent. Dans le cas du Grand Palais, cette technologie permet par exemple de placer le Moïse de Michel-Ange au beau milieu de son salon, ou de regarder droit dans les yeux la magistrale Statue de la Liberté.

« En quelques années, nous avons observé une évolution profonde du rapport que le public entretient avec les œuvres exposées, relève Céline Nègre, Directrice Web et Réseaux sociaux de la Réunion des Musées Nationaux — Grand Palais. Les visiteurs sont de plus en plus désireux d’interagir avec le contenu et de contrôler l’environnement où il apparaît. Ils profitent du moment privilégié que constitue une visite du Grand Palais, de ses expositions et de ses événements et façonnent une expérience à leur image. Les contenus produits par les utilisateurs stimulent la curiosité des autres et leur inspiration. Depuis l’arrivée de Rmn-Grand Palais sur les réseaux sociaux, nos espaces ont su se réinventer pour refléter l’importance croissante des échanges qui s’y tiennent. Ainsi, le Grand Palais a mis en vedette plusieurs œuvres d’art conçues pour être “instagrammables.” »

(Re) créer de la culture

Pour ces acteurs de la culture, la réalité augmentée a vocation à reproduire la visite plus qu’à la remplacer. Quiconque aime aller au musée sait combien les détails ont leur importance, et c’est un domaine dans lequel l’usage de la réalité augmentée a démontré sa capacité à enrichir le regard que l’on porte sur un sujet. Les effets en RA bénéficient d’un rendu de haute qualité qui leur confère un réalisme saisissant : une condition sine qua non pour préserver l’intégrité des objets d’origine en les représentant avec précision, notamment en matière d’éclairage, de textures et de reflets. Les utilisateurs d’Instagram pourront utiliser et partager ces effets via les Stories ou le fil d’actualité et ainsi inviter les membres de leur communauté à se plonger à leur façon dans l’univers de l’art.

« Les musées font partie de notre quotidien depuis plus d’un siècle, et ont toujours su évoluer avec leur temps pour étoffer l’offre proposée aux visiteurs et au public, rappelle Paul Chaine. Ces institutions doivent présenter leurs œuvres d’art, leurs créations, et leur héritage au plus grand nombre, et du mieux possible. La technologie, et notamment la réalité augmentée, peut aider les musées à toucher leur public existant et à faire de nouveaux adeptes, afin de mieux mettre en lumière leurs contenus et leurs histoires. »

« Les musées et institutions culturelles doivent vivre avec leur temps, concède Roei Amit. La technologie en général, et la réalité augmentée plus précisément, occupe une place centrale dans notre quotidien, et est à ce titre vouée à jouer un rôle de plus en plus important dans nos institutions. Pas seulement en tant que support ou à des fins de promotion, mais aussi en tant qu’outil d’expression artistique et créative. Plus que la nature de la technologie utilisée, l’essentiel est la finalité qu’on lui réserve : offrir une expérience interactive au public et stimuler sa créativité. Pour ce faire, le Grand Palais accueillera en février prochain un nouveau festival, baptisé ‘Palais Augmenté’, qui sera dédié à la création artistique d’avant-garde en réalité augmentée. »

C’est peut-être parce qu’Instagram nous est si familier que le concept est aussi séduisant. Nous avons l’habitude de suivre tout ce qui nous intéresse sur l’application. Ces différentes expériences montrent bien que la réalité augmentée est en passe de devenir une méthode comme une autre pour valoriser les activités du quotidien et leur donner une tournure encore plus fun.

« Nous espérons que ces expériences en réalité augmentée sauront éveiller la curiosité et la créativité de nos utilisateurs, ajoute Vincent Rossi. Nous voulons qu’ils prennent plaisir à découvrir ces filtres Instagram, mais nous aspirons aussi à leur faire mieux connaître ces objets et à faire naître en eux le désir d’aller un peu plus loin. Si nous parvenons à amener un passionné de théâtre à se pencher sur The Wiz et sur son importance dans l’univers des comédies musicales, ou à inspirer un astronaute en herbe à parcourir nos collections pour découvrir les autres objets liés à la conquête spatiale, nous en serons plus que ravis. Toutes les pièces présentées ici font partie du programme Smithsonian Open Access, qui permet à quiconque de les exploiter pour créer une nouvelle œuvre, sans préjudice aux droits d’auteur. Nous espérons d’ailleurs que ces exemples inspireront les internautes à parcourir et utiliser toutes nos images en accès libre — il y en a plus de trois millions — de façon novatrice et créative. »

Des écrans aux ombres

Proposer des effets en RA sur Instagram contribue non seulement à la préservation du patrimoine culturel, mais aussi à mettre les œuvres d’art à la portée de tous, quel que soit l’endroit depuis lequel les internautes les admirent. En ces temps où l’on ne peut guère se déplacer et où chacun est en quête d’expériences nouvelles à vivre chez soi, les effets en RA permettent à tout le monde, des parents aux ados, en passant par les néophytes et les passionnés de musées de profiter de l’offre des institutions culturelles les plus prestigieuses, mais aussi d’interagir avec elles sans quitter leur canapé.

La réalité augmentée enrichit la façon dont les internautes communiquent ensemble et avec le monde qui les entoure. À terme, nous imaginons un monde où chacun passera la journée avec des lunettes RA qui lui apporteront des informations précieuses sur son environnement en temps réel. Cette technologie nous aidera à faire fi des distances, à nous rapprocher des autres. Les expériences mobiles aujourd’hui disponibles sont un avant-goût alléchant des horizons qu’ouvrent ces lunettes en réalité augmentée.

Pour accéder à ces effets sur votre appareil mobile, rendez-vous sur le profil Instagram de chaque musée et tapez sur l’onglet Effet. De là, vous pourrez parcourir et essayer les différents effets. 

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